Chères lectrices, chers lecteurs, bonjour,
PLJ pour vous servir, je vous retrouve avec plaisir pour la suite de mes explications sur l’altimétrie et les révisions que j’ai préparées pour vous. Si vous êtes prêt (e), on commence.
1er exercice
Rattachez le bon code Q aux notions de hauteur, d’altitude et de niveau de vol
Trop facile !
Réponse
QFE = hauteur
QNH = altitude (au QNH)
QNE = niveau de vol = altitude-pression
Ce dont vous aurez besoin pour voler avec d’Artagnan et Aramis, c’est du QNH. Parce que vos hélicos volent principalement à moins de 2000 pieds et que même si vous avez la main un peu lourde sur le cyclique et que ça balance, vous ne faites pas de loopings, vous ne volez pas avec les patins en haut et le rotor en-dessous, bref, vous ne faites pas de voltige, ça, c’est ce que m’a dit d’Artagnan-HUGUES.
Moi, dans un meeting aérien, j’ai vu un hélico qui faisait des loopings mais on ne fait pas ça au Club.
D’Artagnan-HUGHES me dit de vous préciser de ne pas avoir la main trop lourde cependant sur le cyclique parce que, même sans faire de voltige, à trop balancer, on parle de surcontrôle, ça peut donner le mal de mer, pardon, de l’air.
2ème exercice
Où trouve-t-on le QNH ?
Réponse
On trouve le QNH sur le METAR. A relire « A l’ombre des METAR en fleurs » dans ce blog. A Saint Agnant, si l’agent AFIS est présent, quand il vous répondra suite à votre message de mise en route (voir l’article « Court et précis »), il vous indiquera le QNH. Cela permet de vérifier que le réglage que vous avez fait sur l’altimètre, on parle de calage altimétrique, en tournant la molette sur la valeur du QNH, par exemple, 1018 hPa, est correct.
Le QNH est toujours arrondi à l’hectopascal inférieur, quelle que soit la valeur du dixième.
A Rochefort, une astuce si vous n’avez pas pu vous enquérir du QNH, ça c’est uniquement si c’est pas vous qui avez préparé le vol, et que ce jour-là, il n’y a pas d’agent AFIS, en tournant le bitoniau de l’altimètre sur 80 pieds qui est l’altitude topographique du terrain, on a la pression du moment qui s’affiche dans la fenêtre de l’altimètre.
3ème exercice
Qu’est-ce qui s’exprime en mètres : la hauteur ou l’altitude ?
Super simple.
Réponse
C’est la hauteur qui s’exprime en mètres. Pour mémoire, qui dit hauteur dit QFE.
L’altimètre positionné sur zéro donne la pression atmosphérique qui règne au niveau de l’aérodrome ou du terrain. Ainsi au QFE, une fois en vol, vous connaîtrez la hauteur en mètres par rapport au terrain au-dessus duquel vous évoluez.
4ème exercice
Pour quelle raison l’altimètre calé au QNH donne-t-il une altitude qui n’est pas l’altitude vraie ?
Dit comme ça, on se demande bien pourquoi on utilise un instrument qui donne une indication erronée.
Remarquez, c’est comme le Badin pour l’appréciation de la vitesse. L’indication n’est pas tout à fait juste mais elle n’est pas fausse non plus sauf s’il y a un souci sur le tube Pitot. On vous laisse relire les articles sur la vitesse et précisément sur l’invention du tube Pitot par un physicien français du même nom.
Réponse
L’altimètre est étalonné sur la pression atmosphérique standard soit 1013,25 hPa (hecto pascal). Cette référence est fixe. Le QNH, quant à lui, est la pression moyenne au niveau de la mer qui est variable. Par définition, celle-ci ne sera, a priori, pas identique à l’atmosphère standard. D’où l’expression d’une altitude qui n’est pas parfaitement exacte.
Au demeurant, elle n’est pas plus exacte pour le QNE car, même si l’altimètre est réglé sur 1013 hPa, il y a une différence entre la pression standard et la pression réelle. Donc, l’altitude vraie liée à la pression atmosphérique du moment n’est pas la même que l’altitude restituée sur l’altimètre.
Ça vous laisse un peu rêveurs. Je comprends. Il faut un moment pour admettre la chose. Ce serait trop long de poursuivre maintenant et inefficace au plan pédagogique. Je vous laisse donc revoir tout ça à tête reposée comme vous dites les Terriens et je vous retrouve très vite.
PLJ

