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88 – Par le truchement d’une boîte à chaussures

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Chères lectrices, chers lecteurs, bonjour, 

Savez-vous ce qu’est une boîte à chaussures ?

Nous, on sait ce que sont les chaussures, vu que les deux pieds sont sur le palonnier, on voit bien, et la boîte, c’est là où on met les chaussures. Jusque-là, ça va.

Pour vous aussi on espère ?

Prenez une petite boîte à chaussures et le couvercle d’une autre boîte à chaussures d’une plus grande taille. Vraiment plus grande.

Nous passons par le truchement d’une boîte à chaussures pour vous expliquer comment se présentent une CTR et une TMA.

Considérez sur une carte un aéroport, par exemple celui de La Rochelle et posez dessus la petite boîte à chaussures dont vous aurez enlevé préalablement le fond. Compte tenu de sa nature, la boîte est rectangulaire mais si vous avez la possibilité de regarder sur la carte OACI France Sud- Ouest, vous verrez que toutes les CTR ne sont pas rectangulaires. Bref ! Posez sur votre boîte le couvercle plus grand qui illustre la TMA qui est également plus grande que la CTR.

Vous aurez ainsi l’illusion ou la représentation de ce que sont les CTR et les TMA. La petite boite, c’est la CTR et le grand couvercle, c’est la TMA.

Pour comprendre ce qui s’est passé dans l’anecdote que nous avons publiée en juin, il faut qu’on vous explique certaines questions concernant la gestion de l’espace aérien, comment on y circule et la question des fréquences radio. Ce sont les 2 sujets du jour et même du mois prochain voire du mois d’après aussi, car nous avons quantité de choses à vous dire.

La CTR pour zone de contrôle du trafic aérien est un espace autour d’un aéroport dont la limite inférieure est le sol et la limite supérieure est variable et correspond au plancher de la TMA. Cet espace s’étend à au moins 5 NM (milles nautiques) du centre de l’aéroport dans toutes les directions d’approche possibles.

Si vous prenez l’aéroport de La Rochelle, la CTR va ainsi du sol jusqu’à 2000 ft (pieds), son plafond.

En restant sur La Rochelle, de 2000 ft jusqu’au FL 115 (FL, pour niveau de vol, rappelez-vous les articles sur l’altimétrie et 115 pour 11 500 ft), on est dans la TMA pour Terminal Manoeuvring Area ou Zone finale de manœuvres de La Rochelle.

La TMA a pour but de protéger les vols en approche et au départ et de faciliter la transition entre le vol en route (vol de croisière) et l’environnement aéronautique.

Il peut y avoir plusieurs TMA et c’est le cas à La rochelle mais, pour ne pas se compliquer, on va utiliser celle-là qui est la principale. La TMA a donc pour plancher le plafond de la CTR. C’est le principe du couvercle de la boîte à chaussures : plus grand que la CTR, pouvant englobant plus de choses. Par exemple, la TMA de La Rochelle, englobe La Rochelle mais aussi, Rochefort, Saint Pierre d’Oléron et Marennes.

CTR et TMA sont des espaces contrôlés à partir du moment où vous êtes dedans. Par exemple, à Rochefort, on n’est pas dans le périmètre de la CTR de La Rochelle mais on est dans le périmètre de la TMA. Donc, si on vole à plus de 2000 ft dans les limites géographiques de la TMA, on doit rendre des comptes à un contrôleur aérien. Qui nous donnera des consignes que l’on appelle clairances et pas question de faire comme si on n’avait pas entendu si on ne veut pas avoir de bricoles avec les autorités aériennes.

C’est là qu’on retrouve notre radio qui nous sert à émettre, à recevoir des messages et à communiquer si besoin avec les autorités aériennes.

Boule, qui est mon moteur, souligne que la radio est aussi importante que lui. Evidemment, sans moteur, on va pas loin et si problème de radio au sol, on ne part pas. Si on a un problème de radio en vol, on doit se dérouter sur un aérodrome où la radio n’est pas obligatoire. Cette information se trouve sur les cartes VAC des aéroports et des aérodromes.

On va s’arrêter là pour aujourd’hui.

Il nous reste beaucoup à vous dire et on se retrouve le mois prochain pour poursuivre nos explications.

Avant de se quitter, il faut que l’on vous parle de notre Trio. Le Trio de l’Improbable que nous venons de constituer avec Aramis et PLJ.

C’est en rapport aux anecdotes que, PLJ, dans son enthousiasme, nous a proposé. Des anecdotes oui, mais d’avion !

Que faire ? pouvions-nous, dans un blog d’hélicos, tenus par 2 hélicos, publier des anecdotes portant sur un avion ? allions-nous, pour ce détail, passer à côté de bonnes anecdotes ? Une bonne histoire est une bonne histoire !

En plus, PLJ est très investi. Il nous a quand même déjà rédigé 6 articles, 5 sur l’altimétrie et 1 sur le tube de Monsieur Pitot. C’est une valeur sûre pour notre blog. Et si on y regarde bien, sans les avions où en seraient les hélicos ? nous aurait-on seulement inventés si les avions ne l’avaient pas été avant nous ?

Boule a emporté notre conviction en nous disant que les avions et les hélicoptères, nous étions des machines volantes et que ça nous rapprochait par-delà nos différences. J’avoue qu’Aramis et moi en avons été un brin ému !

Nous avons donc décidé avec Aramis et en accord avec nos moteurs, c’est encore plus vrai pour eux, d’accéder à sa demande et pour le différencier quand nous publierions une anecdote sur les avions, de nous doter d’un surnom.

Nous avons ainsi l’honneur et l’avantage de vous informer de l’association pour le développement du blog de 2 hélicos et d’1 avion au sein du Trio de l’Improbable.

Autant vous dire que PLJ n’a pas dit non.

On se retrouve en août pour la suite de notre sujet sur la radio de bord et sur le sujet qui a valu des sueurs froides à l’élève pilote tel qu’il le raconte dans Le coin Aventures Mésaventures du mois dernier – dans ce blog bien sûr !

Le Hughes 300, Boule et le Bell 206