ChĂšres lectrices, chers lecteurs, bonjour,Â
Disons-le, nous étions impressionnés !
Nous avons eu la visite dâun jeune visiteur qui nous a Ă©patĂ©s. AprĂšs avoir fait le tour du hangar, et nous avoir regardĂ© de prĂšs et de loin, il nous a dit que le vent relatif faisait « toc, toc » sur les pales !Â
Vu son Ăąge, il ne nous paraissait pas bien vieux, ça nous a soufflĂ© quâil nous parle de vent relatif. Dâautant que manifestement, il ne confondait pas avec le vent tout court. Et que savait-il de plus sur le vent relatif ? Il a fait une moue dubitative. Voulait-il en savoir plus ? Oui, il voulait bien.
Pour commencer, nous lui avons dit que le vent relatif Ă ne pas confondre avec le vent tout court donc, Ă©tait créé par le dĂ©placement dâun objet dans une masse dâair et dĂ©pendait de la vitesse de cet objet.
Faisait-il du vélo ?
Par exemple, lui, quand il faisait du vĂ©lo, il crĂ©ait du vent relatif et plus il allait vite, plus il en crĂ©ait. Mais attention Ă ne pas tomber ! Il nous a dit avec fiertĂ© quâil nâavait plus ses petites roues et que dâune façon gĂ©nĂ©rale, il faisait attention.
Il voyait Ă peu prĂšs pour le vĂ©lo, mieux pour une voiture. A juste titre, il nous a fait remarquer quâon ne faisait rien du vent relatif. On lui a dit quâeffectivement, pour lui ou les automobilistes, on ne faisait rien avec, mais que nous les hĂ©licos, on en faisait quelque chose qui nous Ă©tait super utile.
En effet, avec le vent relatif sâĂ©coulant sur nos pales dessus-dessous et notre rotor, on crĂ©ait la portance. Pragmatique, il a remarquĂ© quâon crĂ©ait le vent quâon utilisait par ailleurs. FutĂ© ce petit !
On lui a dit de regarder le dessous dâune pale. Il pouvait choisir nâimporte laquelle.
Voyait-il la pale comment elle était fixée au mùt du rotor ? Oui.
Sâil se plaçait maintenant en bout de pale, voyait-il le profil de la pale ? Oui. Pour ceux qui nous rejoignent, nous avons dĂ©jĂ prĂ©sentĂ© nos pales dans ce blog. Pour mĂ©moire, le dessus sâappelle lâextrados, le dessous, lâintrados, le bord qui avance en premier, le bord dâattaque, le bord qui avance derriĂšre, le bord de fuite et le cĂŽtĂ©, le profil.
Pouvait-il tirer une ligne entre le bord dâattaque et le bord de fuite du profil ? Il pouvait. Fort bien il avait donc ce quâon appelle la corde de profil.
En prenant maintenant la pale sur toute sa longueur avec comme cĂŽtĂ© la corde de profil, on lui a dit quâon pouvait dĂ©couper la pale en plusieurs tranches ou sections sur lesquelles le vent relatif exerçait un effet aĂ©rodynamique diffĂ©rent. Ce que son « toc, toc », exprimait assez bien.
Observateur, il nous a fait remarquer que les sections nâĂ©taient pas visibles. Effectivement. Et, en combien de sections pouvait ĂȘtre dĂ©coupĂ©e une pale ? LĂ , on a Ă©tĂ© pris de court. Câest une excellente question lui a-t-on dit qui mĂ©rite quelques recherches. Il nâa pas insistĂ©. Ouf !
On lui a dit que le vent relatif et la corde de profil faisait un angle que lâon appelait lâangle dâincidence ou pas de la pale et que lâon pouvait agir sur le pas de la pale avec nos commandes en accentuant ou en diminuant lâangle dâincidence de sorte que lâon pouvait augmenter ou rĂ©duire la portance.
Comme il voulait en savoir plus, on lui a dit quâon pouvait agir sur le pas de mes pales en produisant un pas identique pour chacune de mes pales ou en produisant un pas diffĂ©rent et cela grĂące au plateau cyclique.
Cela lâintriguait manifestement. Mais il devait partir. Il nous a dit quâil reviendrait. Nous, nous sommes restĂ©s lĂ Ă nous demander ce que câĂ©tait que les petites roues quâil avait Ă©voquĂ©es. On voit bien des hĂ©licos avec des roues mais ce nâest manifestement pas ça. Faut quâon creuse âŠ
A trĂšs bientĂŽt.
Le HUGHES 300 et le BELL 206

