Vous consultez actuellement 91 – Nous sommes le vent

91 – Nous sommes le vent

  • CatĂ©gorie de la publication :Le Blog

ChÚres lectrices, chers lecteurs, bonjour, 

Disons-le, nous étions impressionnés !

Nous avons eu la visite d’un jeune visiteur qui nous a Ă©patĂ©s. AprĂšs avoir fait le tour du hangar, et nous avoir regardĂ© de prĂšs et de loin, il nous a dit que le vent relatif faisait « toc, toc » sur les pales ! 

Vu son Ăąge, il ne nous paraissait pas bien vieux, ça nous a soufflĂ© qu’il nous parle de vent relatif. D’autant que manifestement, il ne confondait pas avec le vent tout court. Et que savait-il de plus sur le vent relatif ? Il a fait une moue dubitative. Voulait-il en savoir plus ? Oui, il voulait bien.

Pour commencer, nous lui avons dit que le vent relatif Ă  ne pas confondre avec le vent tout court donc, Ă©tait créé par le dĂ©placement d’un objet dans une masse d’air et dĂ©pendait de la vitesse de cet objet.

Faisait-il du vélo ?

Par exemple, lui, quand il faisait du vĂ©lo, il crĂ©ait du vent relatif et plus il allait vite, plus il en crĂ©ait. Mais attention Ă  ne pas tomber ! Il nous a dit avec fiertĂ© qu’il n’avait plus ses petites roues et que d’une façon gĂ©nĂ©rale, il faisait attention.

Il voyait Ă  peu prĂšs pour le vĂ©lo, mieux pour une voiture. A juste titre, il nous a fait remarquer qu’on ne faisait rien du vent relatif.  On lui a dit qu’effectivement, pour lui ou les automobilistes, on ne faisait rien avec, mais que nous les hĂ©licos, on en faisait quelque chose qui nous Ă©tait super utile.

En effet, avec le vent relatif s’écoulant sur nos pales dessus-dessous et notre rotor, on crĂ©ait la portance. Pragmatique, il a remarquĂ© qu’on crĂ©ait le vent qu’on utilisait par ailleurs. FutĂ© ce petit !

On lui a dit de regarder le dessous d’une pale.  Il pouvait choisir n’importe laquelle.

Voyait-il la pale comment elle était fixée au mùt du rotor ? Oui.

S’il se plaçait maintenant en bout de pale, voyait-il le profil de la pale ? Oui. Pour ceux qui nous rejoignent, nous avons dĂ©jĂ  prĂ©sentĂ© nos pales dans ce blog. Pour mĂ©moire, le dessus s’appelle l’extrados, le dessous, l’intrados, le bord qui avance en premier, le bord d’attaque, le bord qui avance derriĂšre, le bord de fuite et le cĂŽtĂ©, le profil.

Pouvait-il tirer une ligne entre le bord d’attaque et le bord de fuite du profil ? Il pouvait. Fort bien il avait donc ce qu’on appelle la corde de profil.

En prenant maintenant la pale sur toute sa longueur avec comme cĂŽtĂ© la corde de profil, on lui a dit qu’on pouvait dĂ©couper la pale en plusieurs tranches ou sections sur lesquelles le vent relatif exerçait un effet aĂ©rodynamique diffĂ©rent. Ce que son « toc, toc », exprimait assez bien.

Observateur, il nous a fait remarquer que les sections n’étaient pas visibles. Effectivement. Et, en combien de sections pouvait ĂȘtre dĂ©coupĂ©e une pale ? LĂ , on a Ă©tĂ© pris de court. C’est une excellente question lui a-t-on dit qui mĂ©rite quelques recherches. Il n’a pas insistĂ©. Ouf !

On lui a dit que le vent relatif et la corde de profil faisait un angle que l’on appelait l’angle d’incidence ou pas de la pale et que l’on pouvait agir sur le pas de la pale avec nos commandes en accentuant ou en diminuant l’angle d’incidence de sorte que l’on pouvait augmenter ou rĂ©duire la portance.

Comme il voulait en savoir plus, on lui a dit qu’on pouvait agir sur le pas de mes pales en produisant un pas identique pour chacune de mes pales ou en produisant un pas diffĂ©rent et cela grĂące au plateau cyclique.

Cela l’intriguait manifestement. Mais il devait partir. Il nous a dit qu’il reviendrait. Nous, nous sommes restĂ©s lĂ  Ă  nous demander ce que c’était que les petites roues qu’il avait Ă©voquĂ©es. On voit bien des hĂ©licos avec des roues mais ce n’est manifestement pas ça. Faut qu’on creuse 


A trĂšs bientĂŽt.

Le HUGHES 300 et le BELL 206