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3 – Une bonne chose de faite

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Bonjour, chère lectrice et cher lecteur,

Nous revoilà. La dernière fois, on vous a dit que cette fois-ci on vous dirait comment on tient en l’air. Nous sommes heureux Aramis et moi-même de vous retrouver et de vous l’expliquer dans notre article du jour, l’Art de l’air.

On est d’autant plus contents qu’on a bossé dur tous les deux pour trouver de quelle manière vous expliquer ce qui nous fait tenir en l’air.

J’entends que vous pensez qu’on tient en l’air grâce au moteur. Eh bien non. Vous vous trompez. On tient en l’air grâce au rotor principal et grâce au fait qu’il tourne.

Vous allez nous dire que le rotor tourne grâce au moteur.

C’est pas faux. Mais voyez comme on est contrariant, le rotor peut tourner sans le moteur en marche. Il vaut mieux d’ailleurs car c’est typiquement en l’air que ça se passe à cause d’une panne moteur.

Donc notre rotor tourne et que se passe-t-il ? Notre rotor tourne et crée de la portance grâce à un usage bien pensé de l’air.

 Pour donner un titre à cet article, on a appelé ça l’Art de l’air mais en fait cela relève d’une théorie dite de la quantité de mouvement de Messieurs Rankine et Froude laquelle s’applique aux rotors d’hélicoptères, aux hélices de navire et d’aéronefs, aux éoliennes et hydroliennes.

On vous paraît bien savants mais on tient à faire bonne figure. Il y va du prestige de notre club !

Entre nous, on tient notre science de Wikipédia. On peut compter sur Wikipédia pour tout savoir sur ce qu’on ignorait 5 mn avant.

Avec Aramis on s’est lancé bravement dans la lecture de l’article de Wikipédia. C’est pourtant bien expliqué mais au bout de 5 mn, nos pales commençaient à ployer d’ennui.

Que voulez-vous, nous sommes des hélicos, pas des matheux. J’invite les matheux à se lancer dans cette saine lecture. Un régal. Avec des pages et des pages de formules mathématiques.

Comme c’est pas notre truc, on a décidé de vous expliquer les choses à notre façon.

L’important, c’est que vous sachiez que ça existe et que c’est super important.

 En effet, pas de portance, pas d’aptitude à décoller. Et donc, quand on se pose dans des endroits exigus, typiquement des zones encaissées, il est bon de se demander avant de se poser si on pourra redécoller. Sinon, on pourrait avoir des surprises.

Avant de vous expliquer tout ça, on a une petite question à vous poser : est-ce que vous avez déjà vu une pale de près ?

Evidemment, ce n’est pas très courant de voir une pale. On n’a pas ça dans son jardin ! Pour ça, il faut se trouver proche d’un hélico ou dedans. Donc, pour mieux suivre nos explications, on vous propose d’aller voir nos photos sur notre site www.helicharentes.fr

Ça y est, vous y êtes ?

Donc, quand vous regardez la pale ou quand vous la regarderez, vous verrez que la pale est attachée à un mât que l’on appelle le mât rotor. La pale a un dessus, un dessous et une tranche.

Le dessus s’appelle l’extrados. Le dessous s’appelle l’intrados et la tranche s’appelle le profil. Quand vous regardez une pale par son profil, (pas sûr que ça se voit sur nos photos, on s’en excuse), le bord le plus arrondi du profil de la pale s’appelle le bord d’attaque et le plus effilé s’appelle le bord de fuite.

Vous verrez que ça a son importance quand on vous parlera du vent dans les pales ou plutôt sur les pales.

Revenons à notre portance. L’image que l’on pourrait s’en faire est celle d’un coussin d’air, disons, une couche d’air sous les pales.

Voici comment ça se passe :

Le rotor d’hélicoptère aspire l’air et le souffle vers le bas. L’air vient d’au-dessus du rotor, passe entre les pales, et donc sous l’extrados de chaque pale et là, il s’enroule autour du mât rotor. Le mât rotor accélère l’air vers le bas lequel revient sous l’intrados ce qui crée une force de sustentation vers le haut.

Bon ce n’est pas un coussin ni une couche d’air mais une force mais c’est pour l’image. Si on vous avait dit que la force était en nous, ça aurait fait jaser !

Bien sûr les puristes vont nous faire les gros yeux. On ne vous dit pas tout. On ne vous dit pas que le mouvement de l’air créé par la rotation du rotor crée une dépression au-dessus de l’extrados et une surpression sous l’intrados ce qui crée la portance. Comme vous le savez, tout ce qui est simple est faux et tout ce qui ne l’est pas est incompréhensible.

 Et vlan pour les puristes. Qu’ils s’essaient un peu à présenter les choses simplement et on en reparle !

Nous, nous sommes plutôt satisfaits de nous. Une bonne chose de faite que de vous avoir expliqué la portance. De ce pas, on retourne travailler pour vous présenter de quoi nous sommes constitués. Retrouvez-nous sur notre blog et sur les réseaux sociaux pour notre prochain article « Fuselage, pales, rotors… patins, couffin ».

Tchao, Tchao

Le HU.